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Des tests narratifs révèlent le « chemobrain » ignoré

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Traduit par IA, langue d’origine : anglais — voir le texte original. 2 langues disponibles, la vôtre s’ajoute en un clic.

Une liste de paires de mots — « shoe-banana » et « book-fingers » — semblait banale sur un écran d’ordinateur. Mais lorsque des survivantes d’un cancer du sein ont été invitées à se souvenir de détails issus de courtes histoires du quotidien, elles en ont rappelé moins que des femmes du même âge sans antécédents de cancer. Cette découverte, réalisée par des chercheurs parmi lesquels Melanie Sekeres, professeure agrégée à l’Université d’Ottawa, laisse penser qu’un test de mémoire courant peut manquer les difficultés que les survivantes constatent dans leur vie quotidienne.

L’étude a porté sur des femmes au moins six mois après une chimiothérapie, comparées à des témoins du même âge lors de deux séances de tests en ligne. Au test standard d’association verbale par paires, les survivantes ont obtenu des résultats similaires à ceux du groupe témoin. En revanche, l’écart est apparu au test Taler Stories, qui demande de se souvenir de détails d’événements racontés sous forme d’histoire.

Cette différence est importante, car le problème rapporté ne se limite pas à la mémorisation de mots isolés. Des survivantes ont décrit des difficultés à se souvenir d’événements personnels, à suivre des conversations, à passer d’une tâche à l’autre et à réagir rapidement. Le test fondé sur des récits inscrit la mémoire dans une séquence du quotidien, ce qui le rapproche du type de rappel pouvant demander un effort mental supplémentaire en dehors d’une clinique.

Le résultat témoigne d’un écart de mesure, mais ne prouve pas que toutes les survivantes subiront la même déficience. La recherche portait spécifiquement sur des femmes traitées pour un cancer du sein et reposait sur des tests en ligne. Ses auteurs estiment que les évaluations standards de la mémoire restent indispensables ; ils proposent de les compléter par des outils qui reflètent mieux les exigences de la vie réelle.

Qu’est-ce qui change en pratique ? Si ces résultats se confirment, le suivi des survivantes pourrait associer le dépistage cognitif conventionnel à des tâches fondées sur des récits, donnant aux cliniciens de meilleures chances de détecter un « brouillard cérébral » qu’un score aux tests par paires de mots ne permet pas de repérer. Il pourrait ainsi être plus facile d’identifier les difficultés persistantes et d’envisager un soutien ciblé, notamment un accompagnement alimentaire, l’activité physique et la réduction du stress.

Sources — lire les originaux(heure de Paris)

Medical XpressEN
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