Sarginsons : 1re fonderie UK à imprimer du sable inorganique en 3D
Dans la fonderie de Sarginsons Industries à Coventry, une nouvelle imprimante transforme le sable en noyaux de fonderie à environ 54 litres par heure. Cette installation de 800 000 £ fait de Sarginsons la première fonderie britannique à utiliser un procédé d’impression 3D de noyaux en sable avec liant inorganique, affirme l’entreprise.
L’enjeu principal est le gain de temps. Sarginsons estime que le système pourrait ramener les délais de fabrication de pièces en aluminium de six à huit semaines à seulement 24 heures. Il s’agit d’une projection de la fonderie, et non d’un résultat confirmé par un essai de production indépendant.
Le matériau utilisé dans le procédé compte également. Les liants organiques conventionnels libèrent des gaz pendant la coulée, qui peuvent rester piégés dans le métal et dégrader sa qualité et ses performances mécaniques. Sarginsons affirme que son système de liant inorganique élimine presque totalement ces gaz et les émissions associées aux liants conventionnels.
Pour les OEM, la conséquence pratique est un accès plus rapide à des composants en aluminium complexes et légers. Des cycles de fonderie plus courts pourraient permettre aux fabricants de développer ce type de pièces sans perdre en fabricabilité, tandis que le changement de liant s’attaque à une source d’émissions et de défauts potentiels de coulée.
Sarginsons a dirigé le programme PIVOT de 5,8 millions de livres sterling, soutenu par le gouvernement, et élabore des propositions pour un pôle d’industrialisation de la fonderie Future Foundry de 30 millions de livres sterling. L’imprimante s’inscrit donc dans une initiative plus large autour de la fonderie d’aluminium, mais son installation reste un déploiement industriel précoce plutôt que la preuve que chaque pièce coulée pourra respecter le délai prévu de 24 heures.
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