Aerospace teste quatre DiskSats plats en orbite
Sur le site de Rocket Lab de Wallops Island, en Virginie, des ingénieurs ont abaissé un engin spatial plat en forme de disque dans la coiffe d’une fusée. Quelques mois plus tard, quatre DiskSats de 17 kilogrammes se trouvent sur une orbite terrestre basse : il s’agit du premier vol de démonstration de ce nouveau format de The Aerospace Corporation, après un lancement en décembre 2025 à bord d’une fusée Electron.
Les engins spatiaux ont été déployés à 550 kilomètres et descendent lentement sous l’effet de la traînée atmosphérique. Les ingénieurs mettent en service des systèmes de propulsion électrique à émission de champ Nano d’Enpulsion, destinés à faire descendre les DiskSats sous 300 kilomètres, sur une orbite terrestre très basse, ou VLEO.
Il ne s’agit pas d’un petit satellite classique simplement aminci. Sa plateforme mesure 1 mètre de diamètre et 2,5 centimètres d’épaisseur ; elle est constituée de parements en composite de fibres de carbone collés à une structure en nid d’abeilles d’aluminium. Aerospace a dû repenser ou modifier les systèmes de gestion de l’énergie, de communications, de contrôle d’attitude et de régulation thermique ; des composants comme les propulseurs, les charges utiles et les viseurs stellaires sont installés à l’extérieur de l’engin spatial.
L’orbite a apporté son lot de leçons difficiles. De la lumière parasite a atteint les viseurs stellaires, ce qui a conduit les ingénieurs à modifier le fonctionnement de la mission. Plus grave, les chauffages des batteries ont consommé l’énergie de manière inégale. Le logiciel a permis d’atténuer le problème, mais au moment où la correction a été téléversée, les deux batteries du DiskSat C et une batterie du DiskSat A étaient définitivement hors service. Darren Rowen, ingénieur chez Aerospace, a qualifié l’épisode de leçon douloureuse, tout en affirmant que la mission restait en bonne voie pour atteindre ses objectifs.
Alors, concrètement, qu’est-ce que cela change ? La démonstration transforme une architecture d’engin spatial inhabituelle en une solution que d’autres entreprises peuvent tenter : Neumann Space, Orbotic Systems et Satlyt ont signé des accords de licence commerciale, et d’autres sociétés ont manifesté leur intérêt. La technologie doit encore faire ses preuves en orbite, tandis qu’Aerospace associe cet essai à un effort visant à créer une base industrielle pour les futurs DiskSats.
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