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Une monocoque en lin pour la LIUX BIG, présérie attendue en 2027

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Infographie générée : 40 % — Une monocoque en lin pour la LIUX BIG, présérie attendue en 2027
Illustration générée par IA

Sur le stand A14 du hall 7.1 du Mondial de l'Automobile de Paris, une petite biplace attire les regards : c'est la LIUX BIG, premier modèle commercial de la jeune marque espagnole LIUX, venue pour la première fois à un salon automobile international. Ce qui la distingue tient moins à sa taille qu'à sa carrosserie : sa monocoque, c'est-à-dire la structure qui porte tout le véhicule, est en biocomposite à base de fibre de lin. Le fondateur, Antonio Espinosa de los Monteros, raconte que la question de départ était plus large que l'électrique : « comment faire une voiture plus durable, pas seulement grâce à l'électrification, mais aussi par ses matériaux, la façon dont elle est construite, recyclée et utilisée ».

L'idée remonte à 2020, lorsqu'il rencontre David Sancho, ingénieur qui avait développé une hypercar présentée au Mans. Le constructeur annonce pour cette monocoque un allègement de 40 % par rapport à un équivalent en acier et une empreinte carbone réduite d'environ 60 %, selon ses propres chiffres. La fibre de lin n'est pas une nouveauté dans l'automobile : la Volvo EX30 l'utilise dans son habitacle, les sièges de la Cupra Born VZ en contiennent, et BMW prévoit d'en employer sur ses futurs modèles M. Son usage pour la structure d'un véhicule reste en revanche beaucoup plus rare, et c'est là que LIUX se positionne.

Pourquoi une telle voiture, et pour qui ? Le choix de la catégorie L7e répond, selon le dirigeant, à une question de coût : homologuer la BIG en M1, celle des voitures classiques, demanderait un tout autre niveau d'investissement, alors que le L7e couvre à son sens l'essentiel des trajets urbains et périurbains. La recharge se fait sur une prise domestique, à 3,3 kW avec la petite batterie et 4,8 kW avec la grande ; il faut moins de trois heures pour passer de 20 à 80 % avec la batterie de 15 kWh. Le modèle exposé à Paris est une présérie : son design extérieur sera identique en série, mais l'habitacle doit encore gagner en qualité, certaines pièces ayant été imprimées en 3D pour le salon. La commercialisation est attendue en France en 2027.

LIUX produit ses composites à Alicante et assemble la voiture à Azuqueca de Henares, près de Madrid. La première tranche de l'usine doit permettre 5 000 véhicules par an, avec un projet d'extension à 15 000 à 20 000 unités sur le même site. L'électronique, elle, vient de Chine, faute, selon le dirigeant, d'offre européenne : « Il n'y a tout simplement pas d'offre en Europe. Pas de batteries, pas de moteurs électriques de cette taille, pas de contrôleurs, pas d'écrans ».

Le financement reste un contexte : la jeune entreprise s'appuie surtout sur des investisseurs privés, complétés par des fonds européens, et un nouveau tour de table vient d'être bouclé pour couvrir ses besoins sur deux ans. Accessible dès 16 ans avec le permis B1, la BIG doit arriver en France en 2027, selon le calendrier annoncé. Pour la filière, l'usage du lin dans la structure reste rare, et la monocoque présentée ici en est l'exemple. Les chiffres de poids et de carbone restent ceux du constructeur, et l'électronique dépend de l'étranger.

40 %Allègement de la monocoque en lin par rapport à un équivalent en acier, selon le constructeur

Sources — lire les originaux(heure de Paris)

Automobile PropreFR
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