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Des cellules immunitaires favoriseraient le cancer du sein précoce

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Photo : Invasive Breast Cancer in 3D
Photo : Sshah74 · CC BY 4.0 · Wikimedia Commons

De nombreuses patientes diagnostiquées avec un carcinome canalaire in situ (DCIS), une forme précoce de cancer du sein, subissent une chirurgie, une radiothérapie ou d'autres traitements sans savoir si leur lésion serait un jour devenue dangereuse. Une équipe de l'université McGill présente aujourd'hui un mécanisme qui pourrait aider à distinguer les cas bénins des cas à risque.

Le DCIS est normalement contenu par une fine couche de cellules qui joue le rôle d'une barrière protectrice, empêchant les cellules cancéreuses de se propager aux tissus voisins. Les chercheurs ont constaté que les neutrophiles, cellules immunitaires surtout connues pour combattre les infections, libèrent une enzyme appelée élastase des neutrophiles, qui affaiblit cette barrière. Lorsqu'ils ont bloqué soit les cellules, soit l'enzyme, la barrière est restée intacte. Le système immunitaire, en d'autres termes, n'est pas seulement un défenseur : dans ces lésions, il devient complice.

Les travaux ont été dirigés par Tarek Taifour, étudiant en médecine et doctorat (M.D.-Ph.D.) au département de médecine de McGill, avec des laboratoires de toute l'université McGill et des partenaires de l'université du Texas. L'équipe a étudié la maladie chez la souris, dans des échantillons de tissus mammaires humains et dans des modèles tumoraux tridimensionnels cultivés en laboratoire. « Le cancer peut parfois détourner des processus immunitaires normaux et les transformer en processus qui favorisent la progression de la maladie, a déclaré William Muller, professeur au département de biochimie de McGill et auteur principal. Il semble que ce soit un exemple de cela. »

Pour les patientes, la promesse concrète réside dans un biomarqueur, c'est-à-dire un signal mesurable dans l'organisme qui indique un risque. Les auteurs estiment que l'élastase des neutrophiles pourrait un jour jouer ce rôle, aidant les médecins à adapter le traitement au risque de chaque patiente et à éviter des traitements inutiles à celles dont le cancer risque peu d'évoluer. L'étude ne donne aucune échéance pour la mise au point d'un tel test.

Les résultats proviennent de souris, d'échantillons de tissus humains et de modèles cultivés en laboratoire, et non d'un essai clinique. Les enjeux restent considérables : le DCIS représente entre un cinquième et un tiers des cancers détectés par dépistage, et la difficulté à prévoir quelles lésions vont évoluer concerne une part importante de ces diagnostics.

un cinquième à un tiersdes cancers détectés par dépistage sont des DCIS, un cancer du sein précoce

Sources — lire les originaux(heure de Paris)

Medical XpressEN
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