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Cyborg-cafard : 72 % de réussite aux injections sur peau simulée

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Traduit par IA, langue d’origine : japonais — voir le texte original. 6 langues disponibles, la vôtre s’ajoute en un clic.

Photo : Cici the Madagascan Hissing Cockroach, Capen Hill 2026-06-01
Photo : Peter Cooper Jr. · CC0 · Wikimedia Commons

Sous les décombres d'un immeuble effondré par un séisme, une personne est restée prisonnière. Un cafard progresse dans un interstice que les secouristes ne peuvent pas atteindre. Sur son dos est fixé un petit mécanisme d'injection destiné à administrer un médicament. Des chercheurs australiens ont publié dans la revue Advanced Science un article qui rapproche cette scène de la réalité. Il décrit un « cyborg-cafard », baptisé « Paraborg », capable d'injecter un médicament à une victime à distance.

La recherche de victimes sous les gravats reste extrêmement difficile. Les drones et les robots à pattes classiques ne peuvent souvent pas pénétrer dans les espaces étroits. Les insectes cyborgs, qui exploitent les capacités physiques d'insectes vivants, ont donc retenu l'attention. Toutefois, les travaux menés jusqu'ici portaient principalement sur le pilotage autonome et la recherche de victimes à l'aide de caméras. Cette étude va plus loin : elle vise à confier à l'insecte la délivrance immédiate d'un traitement médical à la victime découverte.

L'équipe a pris pour base une blatte-taupe cuirassée de grande taille. Des stimulations électriques appliquées aux antennes et aux cerques de l'insecte permettent à un opérateur humain de diriger à distance sa marche et ses virages. Il peut aussi immobiliser la blatte à la position la plus favorable à l'administration du médicament. Le mécanisme d'injection fonctionne en deux temps. D'abord, un signal électrique envoyé à distance chauffe un fil de nichrome, qui brûle un fil de pêche. Un ressort comprimé se détend alors et propulse la seringue vers la cible. Au moment de l'éjection, une membrane de séparation interne se rompt, et l'acide citrique se mêle au bicarbonate de potassium. Le dioxyde de carbone ainsi produit pousse le bouchon en caoutchouc, et le médicament est injecté automatiquement par l'aiguille.

Le système repose sur la coopération de plusieurs insectes. Une blatte éclaireuse, équipée d'une caméra, repère en premier la victime. Grâce à la vidéo en temps réel, un opérateur humain guide ensuite la blatte injectrice vers la cible. Lors des essais, les chercheurs ont tenté 25 fois l'ensemble de la procédure, du franchissement des points de contrôle jusqu'à l'injection du produit dans la cible. Il y a eu 18 réussites, soit un taux de réussite de 72 %. Douze de ces réussites ont été obtenues avec la tête de la blatte en contact direct avec la cible au moment de l'éjection. Les cinq échecs correspondent à des tirs effectués à environ 15 à 25 cm de la cible, où la seringue n'a pas pénétré. Les deux derniers échecs résultent d'un virage brusque de la blatte au moment de l'éjection, qui a fait heurter la seringue contre une paroi.

L'objectif de cette recherche est d'apporter sur place un traitement directement aux victimes que les secouristes ne peuvent pas encore atteindre. Toutefois, l'article ne précise pas de calendrier pour une mise en pratique. Tous les essais ont été réalisés sur du silicone imitant la peau humaine, et aucun résultat n'a été obtenu sur des humains. Le taux de 72 % indique ce qui a déjà été atteint vers une injection fiable dans les espaces étroits, mais l'article ne permet pas de savoir quelles seront les prochaines étapes de la recherche.

72 %taux de réussite de l'ensemble du processus, de la navigation à l'injection (18 essais sur 25, sur du silicone imitant la peau humaine)

Sources — lire les originaux(heure de Paris)

ITmedia NEWSJA
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